La télépratique infirmière

La prestation de soins infirmiers au moyen de technologies de l’information et des communications, qu’on appelle aussi télépratique infirmière, soins infirmiers à distance ou soins virtuels, est en pleine expansion et de plus en plus couramment utilisée. Même si la télépratique infirmière change la manière dont la pratique infirmière a lieu, elle ne change pas la nature de la pratique infirmière, ni la démarche infirmière sur laquelle repose la prestation des soins infirmiers. Lors de la prestation de soins infirmiers à distance, l’infirmière est tenue aux mêmes obligations redditionnelles que pour tout autre type de soins infirmiers.

La trousse d’outils offre des conseils et des ressources pour aider le personnel infirmier et les employeurs à fournir des soins infirmiers virtuels sécuritaires, compétents et éthiques. 

Pertinence de la télépratique infirmière

La télépratique infirmière améliore l’accès aux soins, mais elle crée également des barrières. Le fait que le client se trouve dans un lieu différent et la dépendance envers la technologie peuvent nuire à la capacité de l’infirmière de respecter les normes, d’appliquer la démarche infirmière ou de fournir des soins appropriés. L’infirmière qui a une télépratique infirmière se doit de réfléchir sur le caractère approprié de cette méthode de prestation de soins infirmiers et reconnaître les situations où elle n’est pas appropriée.

Étude de cas adaptée de la Directive professionnelle sur les télésoins (2020) de l’Ordre des infirmières et infirmiers de l’Ontario. Décharge : Les études de cas sont des ressources éducatives portant sur des cas fictifs. Les scénarios se veulent le plus réalistes possible – toute ressemblance avec des personnes ou des événements réels est une coïncidence.

Jane est infirmière immatriculée en santé communautaire. Son employeur appuie la prestation de soins infirmiers au téléphone pour les patients connus. Elle effectue un suivi téléphonique auprès de Mme Martin, une patiente qu’elle a vue il y a deux jours. Mme Martin a subi une tumorectomie et une dissection axillaire il y a cinq jours en raison d’un cancer au sein gauche, et elle reçoit des soins infirmiers à domicile. Elle informe Jane que l’incision sur son sein gauche présente une rougeur, une sensibilité au toucher et un écoulement, et elle demande des précisions sur les soins de la peau que Jane lui a montrés à sa dernière visite.

Jane connaît le processus de guérison de la peau après une incision chirurgicale et elle connaît aussi les paramètres encadrant les aiguillages. Elle pose des questions à Mme Martin sur ses symptômes. Celle-ci a beaucoup de difficulté à les décrire, et elle donne à Jane des informations contradictoires. Jane prête également attention aux indices auditifs, verbaux et affectifs de la patiente. Celle-ci semble très nerveuse, et elle apprend à Jane qu’elle n’a pas effectué ses soins de la peau et qu’elle arrive mal à comprendre les instructions à ce sujet.

Jane détermine que l’incision chirurgicale nécessite une évaluation en personne pour décider s’il y a lieu de diriger Mme Martin vers d’autres services. Il faudra également réévaluer si Mme Martin a la capacité nécessaire pour s’occuper elle-même des soins de la peau, comme il avait d’abord été prévu.

Jane informe Mme Martin des options qui s’offrent à elle. Celle-ci accepte que Jane fixe une visite de réévaluation avec l’infirmière de soirée. Jane sait que ce rendez-vous nécessitera une complète réorganisation des affectations et aura des répercussions sur la charge de travail du relais de soirée. Elle inscrit à l’horaire une réunion avec sa surveillante afin de discuter d’autres formes de technologie qui permettraient d’effectuer des évaluations virtuelles plus complètes, et qui favoriseraient une utilisation plus efficace des ressources du programme et un accès aux soins amélioré.

Comme elle ne dispose pas du dossier de Mme Martin, Jane consigne l’appel téléphonique dans le registre des appels, selon la politique de l’employeur. Le registre comporte des champs à remplir pour guider la consignation : date/heure de l’appel, nom/numéro de téléphone du patient, motif de l’appel, évaluation des signes et symptômes, protocole suivi pour gérer l’appel, soutien/renseignements fournis, suivi requis, et signature/titre de l’infirmière. Jane photocopie l’information consignée et suit la procédure pour l’ajouter au dossier de la patiente.

L’infirmière doit faire preuve de jugement professionnel et prendre en compte des considérations (voir le tableau 1) additionnelles pour déterminer si des soins virtuels permettent de fournir des soins infirmiers de qualité fondés sur des données probantes qui répondent aux besoins et servent l’intérêt du client.

Tableau 1 : Réflexion sur le devoir de fournir des soins
Cette liste de questions n’est pas exhaustive et vise à appuyer la réflexion qui doit avoir lieu pour déterminer s’il est approprié de fournir des soins infirmiers à distance.

  • Respectez-vous toutes les exigences de l’immatriculation?
  • Suivez-vous les normes d’exercice?
  • Pouvez-vous assurer la qualité de la pratique infirmière et la sécurité du client?
  • Possédez-vous les compétences techniques et cliniques nécessaires pour fournir des soins infirmiers à distance?
  • Pouvez-vous appliquer la démarche infirmière par le biais de cette plateforme?
  • Obtenez-vous le consentement éclairé?
  • Le client est-il en mesure de participer à cette application virtuelle des soins?
  • Est-ce que la démarche infirmière et votre raisonnement qui sous-tend la prise de décision sont consignés dans votre tenue de dossiers?
  • Pouvez-vous organiser la continuité des soins (disponibilité de services d’imagerie et de laboratoire et de services pharmaceutiques, acceptation des ordonnances virtuelles, instructions relatives aux soins de santé)?

Dans ce cas-ci, est-ce que cette méthode de prestation permet de satisfaire aux exigences du devoir de fournir des soins?

Il s’agit d’un suivi téléphonique – le devoir de fournir des soins a donc été établi.
Jane respecte les principes de la télépratique infirmière : elle applique des stratégies visant à réduire le risque de manquer certains renseignements.
Jane s’assure que la décision qui est prise est dans l’intérêt du client.
L’intégrité de la démarche infirmière est compromise, puisque cette plateforme ne permet pas d’effectuer une évaluation complète de la situation.

La forme de technologie utilisée en télépratique infirmière doit correspondre au niveau de soins requis et aux besoins des clients. Il est donc important de réfléchir sur ce qu’est une technologie appropriée pour fournir des soins infirmiers à distance (voir le tableau 2).

Tableau 2 : Réflexion sur la technologie
Cette liste de questions n’est pas exhaustive et vise à appuyer la réflexion qui doit avoir lieu pour déterminer s’il est approprié de fournir des soins infirmiers à distance.

  • La technologie permet-elle de répondre aux besoins du client?
  • La connexion et la transmission de données sont-elles fiables?
  • Avez-vous une ligne téléphonique ou un ordinateur dédié?
  • Avez-vous mis en place des mesures visant à réduire le risque d’atteintes à la vie privée et à la confidentialité (p. ex., cybersécurité, chiffrement des données)?
  • La technologie est-elle accessible et facile à utiliser pour les clients?

Dans ce cas-ci, est-ce que la technologie utilisée est appropriée?

Fournir des soins au téléphone est une composante établie du programme de soins communautaires et permet un meilleur accès aux soins.
Une autre technologie est requise pour permettre d’effectuer une évaluation virtuelle des incisions chirurgicales.

La télépratique infirmière doit être soutenue dans tous les milieux afin d’assurer une prestation sécuritaire et appropriée de soins infirmiers à distance. Avec des politiques qui établissent clairement les formes de soins infirmiers virtuels acceptables (consultation téléphonique, vidéoconférence, télérobotique, etc.) et qui encadrent la manière dont les soins à distance devraient être fournis, les fournisseurs et les clients peuvent se connecter en toute sécurité, et les attentes de la télépratique infirmière sont satisfaites.

L’infirmière doit prendre en considération le type de soutien qu’elle peut obtenir en cas de besoin pour être en mesure de fournir des soins infirmiers à distance qui sont optimaux (voir le tableau 3) et de respecter les mesures législatives et les politiques applicables.

Tableau 3 : Réflexion sur le soutien
Cette liste de questions n’est pas exhaustive et vise à appuyer la réflexion qui doit avoir lieu pour déterminer s’il est approprié de fournir des soins infirmiers à distance.

  • Des politiques et des processus sont-ils en place pour orienter votre télépratique infirmière? (identification du client/vérification de l’emplacement, consentement éclairé, protection de la vie privée et de la confidentialité, protection des renseignements personnels sur la santé, gestion des pannes/déficiences de la technologie, tenue de dossiers, etc.)
  • Votre espace de travail vous permet-il de respecter la vie privée du client et de protéger la confidentialité de ses renseignements?
  • Qui est dépositaire du dossier du client?
  • Est-il possible de collaborer avec d’autres fournisseurs de soins de santé et de les consulter?
  • Avez-vous accès à des outils de prise de décision qui soutiennent une prestation de soins infirmiers à distance cohérente et respectueuse des pratiques exemplaires?

Dans ce cas-ci, le soutien disponible est-il approprié?

L’employeur soutient la prestation de soins par téléphone.
Des paramètres existent pour encadrer les aiguillages afin de guider la continuité des soins.
Des outils de tenue de dossiers adéquats sont en place, et la tenue de dossiers est encadrée par une politique de l’employeur.
Jane réclamera une technologie qui appuie des soins sécuritaires et de qualité.

Dans ce cas-ci, l’utilisation du cadre pour déterminer si la télépratique infirmière est appropriée montre qu’il n’est pas possible de s’acquitter du devoir de fournir des soins de manière appropriée, que la technologie n’est pas appropriée pour l’évaluation requise, mais qu’un soutien approprié semble disponible. Par conséquent, la télépratique infirmière n’est PAS un moyen approprié de fournir des soins à Mme Martin, et une consultation en personne est donc organisée.

Décharge – Les études de cas sont des ressources éducatives portant sur des cas fictifs. Les scénarios se veulent le plus réalistes possible – toute ressemblance avec des personnes ou des événements réels est une coïncidence.

Marco travaille comme IP dans un hôpital communautaire en région éloignée. Il a déterminé qu’il était nécessaire d’ajouter une composante de télésanté à sa pratique. De nombreuses personnes parmi sa population de patients souffrent d’affectations cardiaques complexes. Il veut organiser des consultations avec un cardiologue qui se trouve dans une autre ville. Pour s’y préparer, et pour s’assurer de respecter les exigences applicables, il cherche de l’information sur ses responsabilités professionnelles, éthiques et juridiques en matière de télépratique infirmière. Il participe à un webinaire, passe en revue les ressources de l’AIINB sur la télépratique infirmière et suit une formation sur l’utilisation de la technologie vidéo et du stéthoscope électronique.

Marco planifie cette composante de soins virtuels comme suit :

  • Il demandera des consultations vidéo (par un système de pointe dédié) au Dr Roy, cardiologue, pour les clients qui ne répondent pas au traitement.
  • Les patients recevront de l’information sur le processus de prestation des soins à distance la semaine précédant la consultation. Marco passera l’information en revue avec les clients pour s’assurer qu’ils comprennent que la consultation aura lieu dans un endroit privé et pour leur expliquer par quelle méthode leurs renseignements personnels sur la santé seront traités ainsi que les éléments de risque. Le formulaire de consentement à la séance de télésanté sera signé avant la tenue de la consultation.
  • Marco utilisera un stéthoscope électronique, qui permettra au Dr Roy d’effectuer une évaluation cardiaque complète. Il effectuera également un examen physique, dont il communiquera les résultats au Dr Roy.
  • Dr Roy renseignera le client sur les choix de traitement, puis enverra un résumé écrit des recommandations afin qu’elles soient versées au dossier de santé du client. 
  • Marco confirmera que le client comprend les choix de traitement et obtiendra son consentement pour le traitement recommandé. Il assurera le suivi du plan de traitement et consignera ses décisions et les mesures prises dans le dossier de santé du client.
  • Le respect de la vie privée et le maintien de la confidentialité seront assurés de la même manière que pour les consultations en personne.

Des politiques de l’employeur décriront et appuieront le processus de consultation, le choix de la technologie, les pannes technologiques, le consentement éclairé, le respect de la vie privée et de la confidentialité, la tenue de dossiers, la propriété des dossiers des clients, les comportements appropriés en vidéo et au téléphone, l’assurance responsabilité, et le processus à suivre pour prescrire des traitements pharmaceutiques et non pharmaceutiques et des examens diagnostiques.

L’infirmière doit faire preuve de jugement professionnel et prendre en compte des considérations (voir le Tableau 1) additionnelles pour déterminer si des soins virtuels permettent de fournir des soins infirmiers fondés sur des données probantes et de qualité élevée qui répondent aux besoins et servent l’intérêt du client.

Tableau 1 : Réflexion sur le devoir de fournir des soins
Cette liste de questions n’est pas exhaustive et vise à appuyer la réflexion qui doit avoir lieu pour déterminer s’il est approprié de fournir des soins infirmiers à distance.

  • Respectez-vous toutes les exigences de l’immatriculation?
  • Suivez-vous les normes d’exercice?
  • Pouvez-vous assurer la qualité de la pratique infirmière et la sécurité du client?
  • Possédez-vous les compétences techniques et cliniques nécessaires pour fournir des soins infirmiers à distance?
  • Pouvez-vous appliquer la démarche infirmière par le biais de cette plateforme?
  • Obtenez-vous le consentement éclairé?
  • Le client est-il en mesure de participer à cette application virtuelle des soins?
  • Est-ce que la démarche infirmière et votre raisonnement qui sous-tend la prise de décision sont consignés dans votre tenue de dossiers?
  • Pouvez-vous organiser la continuité des soins (disponibilité de services d’imagerie et de laboratoire et de services pharmaceutiques, acceptation des ordonnances virtuelles, instructions relatives aux soins de santé)?

Dans ce cas-ci, ce moyen de fournir des soins permet de satisfaire aux exigences du devoir de fournir des soins.

Marco est bien informé et s’assure qu’il est en mesure de respecter les exigences juridiques et réglementaires de la télépratique infirmière et de montrer qu’il respecte les normes d’exercice professionnelles.
Il suit une formation pour s’assurer d’avoir la compétence technologique nécessaire.
Il obtient le consentement éclairé pour la plateforme.
Il existe un processus établi pour assurer la continuité des soins, et il a accès aux ressources nécessaires pour fournir les soins.

La forme de technologie utilisée en télépratique infirmière doit correspondre au niveau de soins requis et aux besoins du client. Il est donc important de réfléchir sur ce qu’est une technologie appropriée pour fournir des soins infirmiers à distance (voir le tableau 2).

Tableau 2 : Réflexion sur la technologie
Cette liste de questions n’est pas exhaustive et vise à appuyer la réflexion qui doit avoir lieu pour déterminer s’il est approprié de fournir des soins infirmiers à distance.

  • La technologie permet-elle de répondre aux besoins du client?
  • La connexion et la transmission de données sont-elles fiables?
  • Avez-vous une ligne téléphonique ou un ordinateur dédié?
  • Avez-vous mis en place des mesures visant à réduire le risque d’atteintes à la vie privée et à la confidentialité (p. ex., cybersécurité, chiffrement des données)?
  • La technologie est-elle accessible et facile à utiliser pour les clients?

Dans ce cas, la technologie utilisée est-elle appropriée?

Marco se servira d’un stéthoscope électronique pour que le cardiologue puisse effectuer une évaluation cardiaque complète.
La consultation se déroulera au moyen d’un système de vidéoconférence à la fine pointe de la technologie.

La télépratique infirmière doit être soutenue dans tous les milieux afin d’assurer une prestation sécuritaire et appropriée de soins infirmiers à distance. Avec des politiques qui établissent clairement les formes de soins infirmiers virtuels acceptables (consultation téléphonique, vidéoconférence, télérobotique, etc.) et qui encadrent la manière dont les soins à distance peuvent être fournis, les fournisseurs et les clients peuvent se connecter en toute sécurité, et les attentes de la télépratique infirmière sont satisfaites.

L’infirmière doit prendre en considération le type de soutien qu’elle peut obtenir en cas de besoin pour être en mesure de fournir des soins infirmiers à distance qui sont optimaux (voir le tableau 3) et de respecter les mesures législatives et les politiques applicables.

Tableau 3 : Réflexion sur le soutien
Cette liste de questions n’est pas exhaustive et vise à appuyer la réflexion qui doit avoir lieu pour déterminer s’il est approprié de fournir des soins infirmiers à distance.

  • Des politiques et des processus sont-ils en place pour orienter votre télépratique infirmière? (identification du client/vérification de l’emplacement, consentement éclairé, protection de la vie privée et de la confidentialité, protection des renseignements personnels sur la santé, gestion des pannes/déficiences de la technologie, tenue de dossiers, etc.)
  • Votre espace de travail vous permet-il de respecter la vie privée du client et de protéger la confidentialité de ses renseignements?
  • Qui est dépositaire du dossier du client?
  • Est-il possible de collaborer avec d’autres fournisseurs de soins de santé et de les consulter?
  • Avez-vous accès à des outils de prise de décision qui soutiennent une prestation de soins infirmiers à distance cohérente et respectueuse des pratiques exemplaires?

Dans ce cas-ci, le soutien disponible est-il approprié?

L’espace privé permet de respecter la vie privée et la confidentialité.
L’employeur a mis en place des politiques pour établir et appuyer la télépratique.

Dans ce cas-ci, l’utilisation du cadre pour déterminer si la télépratique infirmière est appropriée montre qu’il est possible de s’acquitter du devoir de fournir des soins de manière appropriée, que la technologie est appropriée pour l’évaluation requise et qu’un soutien approprié semble disponible. Par conséquent, la télépratique infirmière est un moyen approprié de fournir des soins à cette population de patients.

Gestion des risques associés à la télépratique infirmière

Les stratégies et ressources qui suivent peuvent aider à gérer les risques associés à la télépratique infirmière :

  • Fournir des services qui correspondent au champ d’exercice de la profession infirmière, aux compétences individuelles et aux attentes de l’employeur.
  • Reconnaître et éviter les conflits d’intérêts.
  • Respecter les mesures législatives en matière de protection de la vie privée.
  • Savoir utiliser la technologie en toute sécurité.
  • Utiliser des techniques de communication efficaces.
  • Tenir des dossiers exacts.
  • Respecter les politiques de l’employeur (protection de la vie privée et confidentialité, tenue de dossiers, sécurité et types de technologies approuvés, soutien TI, consentement éclairé, etc.).

Ressources

Pour en savoir plus sur les soins virtuels (ressources pour le public)

Dans certaines situations de prestation de soins de santé, il peut être sécuritaire et approprié d’utiliser un ordinateur, un téléphone ou un autre appareil pour fournir les soins. La technologie permet d’avoir un contact avec le fournisseur de soins sans avoir à le rencontrer en personne. Alors que de nombreux problèmes de santé peuvent être évalués et traités virtuellement, d’autres ne se prêtent pas à une prise en charge sécuritaire sans une consultation en personne. L’utilisation de la technologie pour fournir des soins peut également créer des défis et des limites, dont l’utilisation de la technologie en soi, le risque de panne, les atteintes à la vie privée et les obstacles à la communication.

Le fournisseur de soins de santé doit obtenir le consentement éclairé du client avant de fournir des soins virtuels. Il faut notamment expliquer la pertinence et les limites des communications électroniques et les questions relatives à la protection de la vie privée, et discuter d’autres solutions thérapeutiques et des situations qui nécessitent une consultation en personne.